La médecine intégrative

Une approche centrée sur le patient

La médecine intégrative est une approche qui embrasse les thérapies conventionnelles et complémentaires en mettant le patient au centre du processus actif de guérison afin de l’amener à une prise en main et une autonomisation (empowerment) de ce processus.

Utilisée depuis des lustres, mais mieux appliquée depuis les années ‘90s, la médecine centrée sur le patient (patient-centrique) est une médecine qui informe et implique les patients dans la prise de décisions médicales et les encourage à une autogestion de la thérapie. Elle coordonne et intègre les soins médicaux, fournit un confort physique et un soutien émotionnel, comprend le point de vue des patients sur leur maladie et leurs croyances culturelles. Être centré sur le patient ne signifie pas que les médecins abdiquent le contrôle du patient, mais plutôt qu’ils trouvent un terrain d’entente pour comprendre les patients et mieux répondre à leurs besoins uniques.

Cette médecine agit également en amont car elle comprend et applique des principes de prévention des maladies et de changements comportementaux appropriés aux diverses populations.

L’approche patient-centrique intègre six composantes interactives :

1. exploration par le médecin à la fois de la maladie, mais aussi l’expérience de la maladie vécue par le patient : notamment les sentiments d’être malade, les idées sur ce qui ne va pas, l’impact du problème sur leur fonctionnement quotidien et leurs attentes de ce qui devrait être fait ;

2. comprendre la personne dans sa globalité subjective, personnelle, psychosociale ;

3. s’entendre avec le patient sur le problème, les solutions et le partage de responsabilités ;

4. valoriser la prévention et la promotion de la santé ;

5. établir et maintenir la relation médecin patient ;

6. faire preuve de réalisme dans la pratique.

Issue de la demande des patients (patients-driven), la médecine intégrative cherche à créer un système de soins de santé qui intègre la médecine centrée sur le patient, donne la priorité à l’auto-soin et l’autonomisation (empowerment), réaffirme la relation thérapeutique et établit un pont entre les systèmes médicaux conventionnels et les systèmes médicaux alternatifs.

Les soins axés sur le patient et l’autonomisation des patients en sont donc les composantes principales, de même que l’engagement à aborder les aspects spirituels, mentaux et sociaux de la santé.

En tant que domaine émergeant de la médecine, la médecine intégrative cherche à établir un pont entre les systèmes médicaux conventionnels et alternatifs et à trouver des moyens thérapeutiques et rentables de les combiner afin d’avoir «le meilleur des deux mondes» tout en maintenant l’intégrité de chaque système.

L’apport de la médecine intégrative à la médecine patient-centrique

Les 9 principes de médecine intégrative – Whitestone Foundation

  • La médecine intégrative est basée sur des connaissances partagées entre les patients et un professionnel de la santé qui les connait bien avec comme but d’arriver à une relation thérapeutique individualisée continue sur le long terme.

    Le patient et le praticien sont des partenaires dans le processus actif de guérison qui reconnaît le caractère unique de chaque personne.

  • Une approche intégrative considère tout aussi bien les influences somatiques et non somatiques , sur la santé et la maladie.

    Chaque facteur qui influe potentiellement sur la santé, le bien-être et la maladie est pris en considération ; non seulement le corps et le psychique, mais également l’esprit et l’environnement socio-culturel.

  • La médecine intégrative stimule la capacité d’auto-guérison de l’organisme humain en privilégiant la nutrition, l’activité physique ainsi que le développement personnel.

    Les thérapies conventionnelles et alternatives sont utilisées en complément l’une de l’autre afin de faciliter la réponse innée de guérison du corps.

  • Les praticiens honorent le libre choix de la personne en partageant leurs connaissances et leurs expériences.

    La personne informée et compétente s’approprie son chemin de guérison en choisissant selon ses valeurs, ses croyances et les preuves probantes.

  • Un système de santé intégratif est fondé sur les soins en équipe et sur les échanges entre professionnels de la santé

    Cette équipe peut répondre aux besoins spécifiques de la personne dans son parcours de santé

  • En médecine intégrative les thérapies sont envisagées et évaluées en fonction des bénéfices et des inconvénients, de la qualité des preuves que chacune a démontré tout en favorisant des approches naturelles et peu invasives.

  • la médecine intégrative se soucie en premier lieu de la prévention de la maladie et de la promotion de la santé, du bien-être individuel et de la qualité de vie.

  • La médecine intégrative s’appuie sur une recherche scientifique de qualité avec une ouverture sur de nouveaux paradigmes, et sur l’utilisation de modèles de « recherches pratiques et pragmatiques » qui évaluent les approches thérapeutiques et leurs interactions.

  • Les praticiens s’engagent à l’auto-exploration et à l’auto-développement en Médecine Intégrative

L’évaluation médico-économique est l’évaluation économique appliquée au domaine de la santé. Elle se définit comme une analyse comparative de différentes stratégies diagnostiques, thérapeutiques ou préventives, sur la base de leurs coûts et de leurs résultats de santé. L’évaluation médico-économique a pour but la recherche de l’efficience en aidant à déterminer quelles sont les stratégies qui produisent les meilleurs bénéfices de santé par unité monétaire investie.

Ce sont les outils principaux des décideurs quant aux remboursements ou pas des prestations médicales.

L’évaluation médico-économique apporte de l’information sur l’innovation en termes d’efficience en pratique courante après que l’innovation ait été cliniquement validée. Elle se situe donc après la phase de recherche clinique visant à évaluer l’efficacité et la sécurité de l’innovation.

LES GRANDES ÉTAPES DE L’ÉVALUATION MÉDICO-ÉCONOMIQUE

L’évaluation médico-économique s’articule généralement autour de 5 grandes étapes.

1. Aspects méthodologiques structurant de l’Évaluation économique

La première consiste à choisir les aspects méthodologiques structurant de l’évaluation économique c’est-à-dire :

  1. La méthode d’évaluation : ce choix dépend de la nature des conséquences à prendre en compte (qualité de vie, durée de vie…) et donc de l’indicateur de résultat retenu.
  2. La perspective ou point de vue à adopter (patient, hôpital, assurance maladie, société…) qui permet de définir les coûts et leur étendue : un coût pour qui ?
  3. La population à analyser : ensemble des individus dont la santé est affectée par les interventions de manière directe ou induite.
  4. Les interventions à comparer : identifier toutes les interventions en concurrence avec l’innovation étudiée. Le choix du ou des comparateurs varie selon le contexte. Il s’agit le plus souvent de la méthode de référence, cependant l’option « ne rien faire » est envisageable.
  5. L’horizon temporel : la durée de l’étude doit permettre d’englober les principaux effets des stratégies évaluées en termes de coûts et de conséquences. Les coûts et les conséquences sont étudiés sur la même période.
  6. La méthode d’actualisation : permet de rendre les coûts et les conséquences intervenant durant différentes années comparables. Cela reflète le fait que les coûts et les conséquences n’auront pas la même valeur au présent et dans le futur.
  7. Mener une revue systématique des données de la littérature.

Rappel des bases de l’évaluation médico-économique